Chez la plupart des thérapeutes, le sujet (la personne) vient consulter la ou le spécialiste dans un but précis : vouloir des changements dans sa vie, surmonter ses peurs, dépasser un traumatisme, améliorer ses relations, ne plus se sentir coupable, ...
Loin de la ville, des bruits et du stress quotidien, j'ai fait le choix d'une approche plus humaine sans recherche de performance. Je préfère de loin utiliser la chaleur et le calme apaisant de la campagne. J'ai connu le temps où les portes des maisons de mon village restaient ouvertes. On frappait, on entrait et une des premières phrases qu'on entendait était : "Tu veux boire quelque chose ?" de manière à accueillir chaleureusement son voisin ou son ami(e).
Même lorsque j'étais étudiant, j'avais déjà en tête cette manière de recevoir dans mon cabinet. Un jour, j'ai posé la question à mon professeur de métapsychologie qui m'a répondu avec enthousiasme que c'était une bonne idée, que cela permet de détourner l'attention de la conscience et laisse donc plus de place à l'inconscient pour qu'il s'exprime.
C'est pourquoi je proposerai toujours une collation au début de chaque rendez-vous. Une manière selon moi de laisser tomber la pression qu'on a sur les épaules et de se sentir accueilli(e) avec bienveillance.
C'est de cette manière que j'ai été reçu dans la ferme d'un sage centenaire (ancien psychiatre et gynécologue)
Pourquoi les citadins vont-ils se promener à la campagne... Elles et ils recherchent souvent à se rapprocher de leur propre nature, leur véritable "Moi" en se reconnectant à la terre, à l'eau, l'air pur. C'est donc dans ce sens qu'il sera également possible de faire une consultation en marchant à travers champs sans perdre de vue l'objectif thérapeutique.
Enfin, et à la demande de la personne qui vient consulter, je n'exclus pas la possibilité de terminer la séance par une petite méditation d'une durée de 20 à 30 minutes lorsque le travail thérapeutique sera déjà bien entamé...